De la pénombre à l’illumination

Les photographes modernes ont tendance à rester dans une zone de confort imposée par leur matériel.   En effet, bien que les appareils photo numériques modernes soient de plus en plus performants et tolérants à la très faible ou très forte lumière, ils sont calibrés pour produire des photos uniformément exposées.  Il est donc tentant de laisser l’appareil gérer l’exposition et produire des images « standard ».

Pour sortir des sentiers battus et produire des images qui sortent de l’ordinaire, tout photographe devrait imposer ses propres limites à son appareil photo et non pas se laisser dicter les caractéristiques de l’image.  Pour y parvenir, il faut se familiariser avec des conditions de très faible lumière ainsi qu’à celles de grande luminosité.  Et, bien sûr, maîtriser les réglages de son appareil.

La théorie  communément enseignée est qu’une photo qui comporte des zones « bouchées » (dramatiquement sous-exposées) ou « brûlées » (fortement surexposées) est une photo ratée.  Ne vous laissez pas imposer cette idée.  Bien qu’il soit nécessaire de passer par la théorie et d’apprendre comment exposer correctement une photo (indispensable pour un professionnel) il faut ensuite apprendre à transgresser les règles.  L’Art ne se laisse pas dicter ses règles par la technique.

Voici deux exemples extrêmes.   Dans les deux cas, il y a sur- ou sous-exposition et l’intérêt provient du fait que certaines parties de la scène sont difficilement visibles.  Ceci contribue à créer un « mystère » dans l’image et donc à la rendre intéressante.

(Modèle : Véronique Perrée)

 

 

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